La responsabilité

Bozu lo yawe ke eje ri dongodongo !

Saluons nous en Paix !

Aujourd’hui, c’est la thématique de la responsabilité que nous souhaitons développer.

Une notion bien présente dans l’identité kanak.

Elle commence avec le nom, le clan, l’ancêtre.

crédit DDEC
crédit DDEC

La société kanak est fondée sur un système de responsabilité collective basée sur les relations qui relient chaque clan entre eux.

Tels les organes d’un corps humain ayant chacun leur fonction, l’individu kanak, de par son appartenance à un clan a lui aussi une responsabilité propre au sein du groupe. L’organisation de la société promeut une harmonie, une cohésion à laquelle chaque individu participe en assumant et assurant son devoir inné et légitime.

Chaque action réalisée, chaque parole prononcée engage non seulement l’individu mais à travers lui, ses parents, sa famille, son clan, sa chefferie.

La responsabilité qui revient donc à l’individu est d’assurer son rôle, de ne pas faire honte aux siens (famille, clan, chefferie), de parler avec conscience, de respecter son espace, sa terre.

Le sens du devoir s’apprend et se transmet dès le plus jeune âge.

De nos jours, les responsabilités traditionnelles sont secouées par l’évolution des modes de vie.

D’autres schémas apparaissent comme celui du travail, de l’individualité, de la réussite sociale. Les statuts, les fonctions s’enchevêtrent et les codes nouveaux prennent parfois le dessus sur les identités premières, intrinsèques.

C’est un véritable défi que d’assumer ses différentes identités surtout lorsque celles-ci sont parfois en conflit. Être soi-même et bien assis quelque soit la fonction qu’on occupe.

C’est aussi cette capacité à faire la part des choses en toutes circonstances que l’on vient questionner.

La responsabilité demande une maîtrise. Elle va interpeller notre honneur, nos vertus. Cela est essentiel lorsque l’on est sur l’enfantement d’un monde juste, authentique, inclusif. Car le monde dans lequel nous vivons n’est que le fruit de chaque pensée, chaque action, chaque parole de chaque individu. Il est le résultat de nos agissements les uns avec les autres. Il est l’achèvement de notre considération pour notre environnement.

Ainsi la responsabilité n’est pas seulement individuelle. Elle est le ciment de la conscience collective systémique. Lorsque qu’un individu est défaillant, le système en est impacté. Cette défaillance est parfois irréversible. D’où l’importance d’ être conscient : chaque acte a une conséquence.

Nous vous invitons donc pendant ces 21 prochains jours à faire, parler et penser avec conscience.

« Quand je dis ça, quand je fais ça, voilà l’impact. Quelle conséquence ça peut avoir ? Sur l’autre, sur ma terre ? Est-ce que si l’autre me disait (faisait) ça, je l’accepterais facilement ? Comment je me sentirais ? »

Oreone hmaiai.

Avançons collectivement.

photo crédit Yvanna Doï-Lepeu

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